MALE NELLA MIA PELLE....TRI....ZOMIE...39/21

Dans un bikini anthracite, Oksana mettait en émoi les passagers mâles du navire de croisière.
Les regards convoiteux des uns, enfiéllés des autres, m'amusaient grandement.
Biélorusse, de famille très aristocratique, nous avions lié connaissance à une soirée donnée au théâtre Verdi de Trieste.Chic, élégante, elle affichait un sourire distingué et un regard brillant.
Hasard, ou pas, nous nous retrouvâmes assis côte à côte.
Pendant la représentation de Singspiel Die Entführung aus dem Serail, un frisson me parcourût.Au premier abord, je pensai à un geste inconsidéré.Mais la caresse se précisa...
D'une audace étonnante, sa main s'inséra sous ma ceinture....
Quelques secondes après, nous étions en parfaite concordance.Nous n'échangeâmes ni mots ni regards.Je la sentais se tendre, se raidir, des spasmes envahissaient son corps.
Quelle impassibilité! Qui aurait pensé qu'elle était au bord de la délectation?
Deux jours après, Berti se présenta à la réception du Best Western.Peu concis, il exposa les motifs de sa venue,et j'eus du mal à en extraire les aboutissants.
Pour l'instant,Oksana et moi prolongions notre antienne en mer Adriatique.
Ancône serait notre ultime but.Nous en avions convenu.Je ne voulais m'attacher, et l'inaction devenait pesante.Bien sûr,Oksana était superbe,valorisante, divine la nuit,mais je pensais en avoir fait le tour.
Il était temps d'aller m'impliquer ailleurs!
Malgré ses origines, Oksana avait bourlingué.Ballottée au gré des aléas de la situation paternelle,elle avait toujours été libre de pensée.Dès sa quatorzième année, elle s'était émancipée sans que son père ne fasse la moindre objection.De là ,son cursus ne fut que sexe, drogue,alcool et prostitution.
Elle atterrit à Trieste,trouva finalement que ce cadre lui convenait.Elle décida de s'y établir.L'argent ne faisant pas défaut, elle passa les premiers mois à s'intègrer dans le milieu bourgeois de la ville.
Puis le naturel revint....
Elle commença à fréquenter les bars sordides.Elle en devint une incontournable attraction.Rien ne l'inquiètait, ne l'intimidait.Elle était dans son élément.
Un jour, elle fit la connaissance d'un jeune couple,avec lequel elle se trouva en pleine harmonie.Ils se livrèrent vite.Elle en prit toute la mesure.
Les bonnes choses ne durant qu'un temps, vint le moment des adieux, en se jurant de se revoir,de parfaire cette intimité naissante.
Bien introduite dans certaines sphères politiciennes,elle navigua selon la fantaisie du moment de lit en lit.Elle croisa au cours de ses pérégrinations nombres de diplomates prêts à se pervertir pour quelques dollars.C'est à ce moment là, en Moldavie,qu'elle tomba en accointance avec un chargé d'affaires.Leur liaison dura trois mois,lui devant rejoindre sa nouvelle affectation, elle, avait à prospecter.... Ils savaient qu'ils se reverraient très vite.Tout avait été élaboré, finalisé.
-----------------
A Zadar, Adja et Tarik menaient grand train.Trafiquants notoires en tous genres, ils avaient main-mise sur tout l'Est du pays.Soutenus,ils s'adonnaient à leurs occupations en toute impunité.L'ascension de ces deux là, était faite de trahisons,de meurtres,et rien n'arrêtait leur besoin de prépotence.
.................
Diplomate attaché aux affaires étrangères,Valeriu fut nommé à Zagreb.Venant de Chisinau, c'était son second poste.Des deux dernières années passées à Chicago, il avait noué des amitiés qui en ce moment se révélaient être fort judicieuses.
Déjà, sous le régime soviétique,il avait baigné dans toutes sortes de commerces louches.Mais il avait une prédilection particulière pour les affaires de moeurs.Avocat véreux, il avait sur demande d'un ex vice-premier ministre,conseillé Tarik sur les moyens éventuels de se sortir d'une histoire d'assassinat.Tarik s'en tira à moindre frais.L'argent avait coulé en abondance.... Adja avait payé de sa personne.....
Un diplomate aux relations puissantes,un gangster sans scrupules, elle voyait l'avenir avec optimisme.
Je laissai Oksana à l'aéroport d'Ancône.Trois heures après, j'étais sur le ferry pour Zadar.
-------------------
Dans la villa cossue, sur le bord de mer, Valeriu partageait les Kunas.Ses affaires étaient très lucratives, Oksana était une sacrée partenaire.Il venait d'encaisser un énorme acompte sur la première vente de l'Octanitrocubane.Un consortium asiatique s'était porté acquéreur.Torse nu, en sueur, il comptait,remplissait les quatres mallettes qui se trouvaient sur la table.
Adja entra.Valeriu était habitué aux exactions de Tarik.Cette fois, il ne l'avait pas loupé.Malgré ses larges lunettes noires, on voyait les écchymoses qui lui mangeaient la moitié du visage.La divergence avait été de taille!Il savait que dans ces circonstances, Adja demandait du réconfort.Il ne s'en privait pas.Cette fois c'était au delà de ses espérances!Déjà, elle se dévêtait.....
__________________
Sorti du port, je hélai un taxi, lui demandai de me déposer au Novi Park Hôtel.Le trajet fut bref.
Après une douche réparatrice, je me préparais à sortir, quand le service d'étage se manifesta.
On m'attendait en bas.! Je pris mon temps, car personne n'était censé me savoir ici.Quand je débouchai de l'ascenseur,je me dirigeai vers le réceptionnaire qui m'indiqua le salon bleu à droite de la salle de restauration.
Avant que la porte ne se refermât derrière moi, j'eus le temps d'apercevoir un type longiligne, le crâne rasé,..... puis plus rien.
................
Maintenant était arrivé le moment où il faudrait s'occuper de Tarik.Valeriu,sous l'emprise de la belle Croate,ne rechignerait pas à l'ouvrage.Mais avant ,il fallait s'occuper de la transaction,et, si tout se déroulait comme prévu, garantissait un avenir sans incertitude.
Adja avait tout calculé.L'élimination de Tarik, de Valeriu par la suite.Mais elle avait encore besoin de ce dernier.Ce dernier qui était arrivé à enlever les quelques grammes d'Octanitrocubane,un puissant explosif.Elle savait qu'elle en tirerait un maximum.Et celà aux dépends des agents Américains.
Quand Tarik entra, Adja se rajustait.Celui-ci blêmit.Il se doutait qu'elle le trompait, mais pas avec Valeriu! Il allait devenir fou.Il n'eût pas le loisir de sortir son arme.Sa tête éclata sous la balle du diplomate.Il partit en avant, cogna le bord de la table, et s'affala sur le sol.
Tremblante, Adja se jeta dans ses bras.Elle n'avait rien perdu de sa lucidité.Elle avait réussi sans le vouloir, la première partie de son plan.Redevenue maîtresse d'elle-même, elle alla récupérer la valise d'explosif pendant que Valériu s'occupait, pensa t'elle, des mallettes.Cette erreur lui fut fatale.Un fin filet lui enserra le cou.La morsure la fit hoqueter.Elle sentit la corde lui entaillée les chairs, son souffle se raréfiait,ses yeux se révulsaient,et encore,encore, l'étreinte augmentait.C'était la fin.Son corps devint lourd, très lourd.Valeriu ne déssèrrait pas la pression.Ils tombèrent sur le sol.Il attendit encore quelques secondes, et lâcha la cordelette.Il roula sur le côté ,et reprit sa respiration.Habitué aux situations extrêmes, il retrouva en quelques instants son self-contrôle.
Il fit deux aller-retours jusqu'à la voiture pour y charger les valises.
A présent, rien ne pouvait plus l'arrêter.
Il monta dans la voiture, fit tourner le moteur.
_________
Une sourde douleur me vrillait le crâne.Une légère odeur de carburant m'arrivait aux narines.Rien ne m'entravait, et pourtant ,j'avais du mal à remuer.L'endroit était exigü,et plusieurs fois je me cognai la tête.Je sentais le sang couler le long de mon visage.Comment avais-je pu me laisser piéger aussi facilement?
Dans cette situation inconfortable,je ne savais pas encore comment j'allais m'en sortir.
Oksana conduisait lentement.Ce n'était pas le moment d'attirer l'attention de la police.Tout se déroulait à la perfection.Elle était si près du but!Toute à ses pensées,elle n'eût pas de réflexe de ralentir au feu qui venait de briller au rouge.Elle accéléra.Au milieu du carrefour, elle voulut éviter la Zonghua M3 qui arrivait de sa droite.Elle braqua de toutes ses forces.La voiture commença à riper,et avant que celle-ci n'est accompli un demi-tour, elle fut projetée par l'arrière contre le monument qui trônait au milieu de la place.Le choc fut brutal.Je sentis la tôle se déformer.La porte du coffre sauta.Quand la voiture se stabilisa,le choc me propulsa à l'extérieur.Une douleur me transperçât la jambe gauche,et je hurlai de douleur.Mais j'étais sorti!
Il fallait que je disparaîsse au plus vite.Rassemblant mes dernières forces, j'allai m'abriter sous une des voitures qui était garée sur le parking adjacant.
Je n'attendis pas longtemps.Le hurlement des sirènes se fit entendre, et la place fut investit.Ils mirent un temps interminable à sortir le conducteur de la voiture.L'avant avait été broyé.La mort avait dûe être instantanée
Valeriu se dirigeait vers sa belle.Au loin des lumières clignotaient.Il ne pouvait faire demi-tour, et serait obligé si le cas se présentait, de prendre son mal en patience.A l'entrée du rond-point,il fut contraint de se garer au côté des véhicules de secours.
La patience n'était pas une de ses qualités premières.Quand il vit les infirmiers portant le blessé,il les apostropha en termes peu amènes.Puis son regard se porta sur la civière.Il blémît.Un râle sortit de sa gorge.Il venait de la reconnaître.Il se rua sur le brancard avec une telle force, que les hommes qui en étaient en charge,lâchèrent prise.Fou de douleur, on l'entendait crier son déchirement.Il prononçât dans son délire, des phrases sans suite, qui attirèrent l'attention du policier qui était affecté au service de secours.
Après bien des efforts, il écarta Valeriu.En bon représentant de l'ordre, il voulut savoir ce qui pouvait le relier à la fille du carrefour.Et surtout par quelle coïncidence il se trouvait là en ce moment précis.
Valeriu était sous le choc.Il répondait au policier avec une franchise inaccoutumée, comme s'il avait été le plus honnête des citoyens.
Convaincu que ce qu'il entendait ne relevait pas de ses compétences, il fit jouer le hiérarchie.L'inpection de la voiture très instructive, révèla qu'il était temps d'avertir les services secrets...........
Passant devant moi,trois policiers entouraient un homme hébété,le regard lointain, ils se dirigeaient vers les voitures banalisées......
...............
Perdevo molto sangue.Il mio corpo si intorpidiva.Mi sentivo debole,molto debole........
$$$$$$$$$$
Place Ban-Jelacïc,centre ville.
National Zagreb rubrique faits divers........
*levioc

Commentaires