ENTREZ......SANS FRAPPER .

EN TOUTE INDIFFERENCE ....PARTIE 4

 

                                                        

 

 

 

……………..Le déploiement de Trèves avait battu son plein ! Toutes les unités résidentes en Allemagne s'étaient fendues d'une brigade ! La représentation de l'armée française dut être rassérénée de la cherté  dispendieuse d'une telle exhibition. D'une ampleur surprenante, supervisée par une collection d'étoiles qui aurait fait pâlir les anciens potentats de la place rouge, le pourquoi de cette  furtive et astreignante démonstration reste toujours embrumé  dans les méandres de son ressouvenir……….

 

 Jamais, il ne s'était figuré le nombre de Cosettes dont bénéficiait la Grande Muette. Tous secteurs pris, les appelés se taillaient la totalité des tâches d'entretien intérieur des escadrons, hangars et autres bâtiments.  L'ordinaire, le mess, le foyer, le cinéma  ……  n'échappaient pas non plus à leurs bonnes attentions……. Bon sang !  Il venait de déceler la supercherie sous le couvert de  conditionnement  en vue d'un conjectural conflit !  !! Quel discernement ! Costaud, il était le mec !!!!!!!!!

Etait-ce le lessivage de la grande galerie desservant les chambrées, qui lui révélait son état de factotum ? Eh bien ! Il allait en faire le minimum dans ce promenoir ! Ah ! Il le fit ce minimum, qui lui rapporta un maximum…… de tours de garde !

 

Il s'était inscrit au challenge inter-armes sans y avoir trop réfléchi. Compétition  sportive,  assortie  d' épreuves de tirs, opportuniste, il s'en trouva bien aise.

Dispensé de corvées, de rassemblements journaliers très matinaux,   collation énergétique supplémentaire le matin, c'était une amélioration indéniablement ……  surabondante !

Et toujours bonne à prendre !

 

Un climat étonnamment bienveillant prévalait donc, corrigeant les préjugés qu'il avait sur certains seconds-maîtres. Tout comme ses compagnons,  il  courut, sauta, rampa, grimpa, lança, tira, ardent et persévérant…et chuta !!

 

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Arrivé à Landau, par ambulance militaire, des quatre invalides il était le plus veinard ! Déjà trois jours, bandé par l'infirmier de service qui ne désirait pas prendre de décision hâtive, que son avant-bras avait fléchi à la réception d'un « saute-mouton » d'entraînement. Quelle humiliation !   Nenni ! Un déshonneur ! Qui l'accompagna quelques temps sous des quolibets bien sentis !

 

 Ce n'était qu'une fêlure ! Trois semaines d'arrêt retaperait le mal en point. Remerciant au passage son  Commandant, Capitaine…….. ?  De l'avoir envoyé purger sa peine sur sa terre originelle….……..

 

 

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Quand il repassa la poterne de la caserne, le premier écho qui  échut  à ses oreilles  qui n'avaient, il lui semblait  depuis longtemps ouïes  un simple commandement ou hurlement,  fût l'annulation de l'omnium sportif. Peu enclin dès son retour, à se laisser aller à de vains regrets, cette péripétie le laissa sans aigreur, ayant depuis sa déconvenue enterrer sa collaboration.

            

                                          ……………………………….

 

Il ne cessait de pleuvoir et tous désespéraient du bivouac. Le havresac  surchargé, armes, abris de couchage, pesaient toujours plus  à mesure que la progression ralentissait. Sol détrempé, hommes trempés, le jour déclinant, nul ne discernait le moindre signe avant-coureur d'un arrêt probable……Hier déjà, ils avaient dormis sous la futaie, recroquevillés, le poncho pour unique abri.

Le matin d'avant, il avait entamé le stage commando de trois jours qui devait l'amener à mettre en application certaines facettes de l'instruction…

Du pain de guerre à la boîte de corned- beef, du chocolat à la topette d'eau de vie, du fromage fondu au…paquet de gauloises sans filtre, ………… ça vous tenait à l'estomac. Heureusement ! Il crevait la faim !! Et que dire de l'eau ? Ecopée  au hasard et additionnée de la pilule de pureté.

 

Bon Dieu ! Cà commençait bien ! Après le premier jour, il en avait plein les bottes et pestait comme un charretier. Ce régiment était classé disciplinaire, certes ! Mais il n'était quand même pas un délinquant !

 

Bon ! Ceci dit, tard dans la nuit de cette deuxième journée, le montage des tentes amena la mortification extrême. Bruine incessante, sol trop meuble, pentu et ruisselant, fatigue, énervement, tout concourrait à se défaire efficacement et rapidement  de cette besogne si attendue.  Demain à cinq heures………    Après avoir procédé à l'arrimage des bungalows,  au nettoyage obligatoire de l'armement, deux  bonnes  heures furent nécessaires à la satisfaction du sergent pour qu'il ordonna l'extinction des feux ! ….Il dormit trois heures!

Réveil difficultueux, lever douloureux, les injures fulminaient malgré les hurlements du caporal chef incitant à passer la vitesse  supérieure.  Et que dire de ceux qui avaient monté la garde ?

Il avait été à leurs  places, il y a quelques semaines au cours d'une manœuvre au camp de  Sontra. Inverseur pour ce trajet, malencontreusement, il avait débloqué les  roues motrices arrières, entraînant toute une longueur de signalisation de travaux publics bordant une tranchée. Vu de l'arrière, c'était un feu d'artifice de piquets, de terre, de graviers, de bandes rouges et blanches, un magnifique……..désastre. Mais comme toute bonne chose n'arrive jamais seule, c'est à lui que revint le dernier louvoiement de parcage. Une des boîte de vitesses  ne voulant s'enclencher, le magistral coup de pied qu'il lui infligea arrangea immédiatement  le petit inconvénient. !  Et vlan! Cassé net. Là haut on s'impatientait, lui pas ! Cà allait être sa fête. Et ce le fut ! Les meccanos au boulot, lui, à la garde ! Six tours. Bon Dieu, il savait ce qu'était le manque de sommeil.

 

 

 

 

Journée difficile ! Maquillé au noir de charbon, toujours accablé sous le lourd fardeau, ne fréquentant aucuns chemins dit praticables, échauffements et ampoules amenaient  quelques grimaces.  Le moral commençait une descente vertigineuse……….. Un ras-le bol,  dissimulé bien sûr, agitait le peloton…….   Quand enfin, quelques heures de marche plus tard, de l'autre côté du Neckar, se profilèrent  les premiers bâtiments de la base de regroupement.

 

 

Une partie du havresac baignait dans l'eau, bras tendus au- dessus de la tête, le fusil à leurs extrémités, il avançait dans un équilibre précaire. Le courant, conséquent, poussait à la déstabilisation, il avait froid, faim, sommeil…… Plein les bottes ! !  Avait-il atteint la profondeur maximum à cet endroit ? Il n'en était pas certain ! Mais bien sûr que si ! Le passage  devait-être bien choisi ! Malédiction à celui qui lâcherait le fusil !!! Infortune à celui qui le baignerait !Quant à ceux qui se coltinaient en plus  la mitrailleuse, une partie de plaisir !….

 Interminable et un peu angoissante cette traversée, toujours  sous les ronchonnements de la cohorte et les invectives répétées de la hiérarchie qui, depuis le début  trouvait la nonchalance dont nous faisions preuve comme une entrave sévère à la morale militaire.. Des mots, des mots………

 

 

 

 Garde à vous ! Arme sur l'épaule ! A droite…… droite ! En avant ….marche……..

 

It was only one hour later.....    

 

 

 

 

 

 

 

*lEVIOC

 

 

 



Article ajouté le 2008-05-15 , consulté 122 fois

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