* EN TOUTE INDIFFERENCE.....1ere partie
Si vous tournez votre regard vers l'est, vous y apercevrez les montagnes du Jura. Dans un Eldorado du même nom, forêts enchantées, miroirs magiques et cascades de lumières bercent le quotidien des lutins de ce fabuleux jardin.
Loin des ravages de la société moderne, il a su garder toute sa simplicité, sans pour autant rester en deçà de la technologie du balai volant. Il porte haut son appellation de "Pays qui respire "
Est-ce la plus belle terre du monde ! Evidemment !
C'est là qu'il naquit, un mois d'août à 5 heures 10. (par souci de contrariété certainement!)
Ses premiers pas dans la scolarité s'ébauchèrent à quelques pieds de la maison natale, pour ne pas dire quelques pouces, tant la distance qui séparait les deux bâtiments se parcourait en peu de pas.
Classe unique qui regroupait tous les cours primaires (Il était précoce ) il s'appliqua à faire ses premières lettres, ses premiers chiffres, qu'il séchait avec un beau buvard en évitant de faire de trop gros pâtés....Ecolage qu'il poursuivit à la ville voisine, quand la dynastie, pour raisons de commodités, s'y installa avec armes et bagages.
Une superbe blouse grise comme uniforme, le verre de lait journalier obligatoire, les années passant, vint le jugement qui devait valider son premier diplôme........qu'il obtint sans trop de difficultés, mais le confortant dans l'idée que sa voie n'était pas là.
Il était manuel, pas intellectuel pensait-il !
Et c'est ainsi qu'il se retrouva à l'extrême Sud-Ouest de la région, pour badiner avec la mécanique générale.
Madre de Dios ! The General mechanic .
Tours, fraiseuses, étaux-limeurs, rectifieuses, ..... machines qui l'apeuraient tant il redoutait une mauvaise manipulation. ( De sa part bien entendu. )
Tous ces liquides de refroidissement mélés de copeaux d'usinage qui giclaient, jaissaient, se répandaient, s'insinuaient et le paralysaient.....
Palmers, pieds à coulisse, outils de toutes tailles, la plupart inconnus ...........quand il devait se servir de ses dix doigts.....
Un semblant d'aversion commençait à pointer.
Malgré tout, il accéda à la seconde année dont le fait marquant fût pour le moins blessant...non ! le mot est trop imposant, disons chagrinant. Ce n'était pas un tempérament tourmenté !
D'un rouge sang, lettres majuscules, pleine marge, lui éclata en pleine face, l'annotation de son prof de mathématiques le gratifiant d'un " paresseux incurable ". Amusant n'est-ce pas ! Il dût rosir un peu, mais moins par le qualificatif que par les railleries de ses petits camarades.
Après tout, ce n'était pas insurmontable.
Il s'interrogea quand même à propos du qualificatif employé. Que celui-ci vint du prof de maths chez qui il allait à reculons, il l'admettait sans réticences....... mais que lui aurait mit le prof de dessin industriel qui ne comprenait pas qu'il ne comprenne pas ce qu'il lui enseignait.(ouf )
Le prof d'atelier qui s'ingéniait jours après jours à lui expliquer la façon d'effectuer une surface plane à la lime.
celui de.......
celui de......
Y avait-il une matière où un 11/20 l'aurait encouragé ?
Bah ! Il avait encore un peu de temps pour faire ses preuves!
Ses deux principales préoccupations à l'attaque de cette dernière année furent dans l'ordre :
1) Un plaisir répréhensible mais nécessaire : le bizutage des "bleus ".
2) Matière où il excellait : Se la couler douce, en donnant l'impression d'être en perpétuel effort de........compréhension.
Année qui se déroula peinarde, ni plus mauvaise, ni meilleure que la précédente.
Sanctionné par un Brevet d'Aptitude Professionnel, qu'il n'obtint........pas, d'un nuage, il refusa obstinément de continuer dans cette filière. L'annonce de cet" incident " de parcours ne le déstabilisa guère.. Il désirait maintenant ne plus entendre parler de mécanique! Rien de dramatique là dedans! Il trouverait bien autre chose, un autre jour, plus tard........quelque part.
La page tournée, il pensa qu'il était temps de chercher du travail. (Chercher...pas trouver obligatoirement !) Mais que celui-ci ne se présente pas trop vite, il avait besoin d'évacuer " les " stress(s) liés à cette dernière période......
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Son premier emploi, outre celui qu'il effectuait dans un des hôtels de la ville pendant les vacances scolaires, se présenta sous la pression de ses géniteurs qui n'acceptaient pas que le puîné de la famille passe ses journées dans une inactivité totale........
Et c'est contraint, qu'il entra à la manufacture.........
A suivre......
*lEVIOC

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