6320 POTOROZ. SLOVENJA.
Ces années étaient celles de l'insouciance.Une insouciance bien naturelle.Nous avions à peine vingt-ans.Notre seul souci était de profiter de ce que nous apportait la florissante expansion économique que nous connaissions depuis un bonne décennie.
A cette époque, je travaillais dans une manufacture.Hormis cette fonction, nos loisirs ne nous menaient pas très loin.Entre les stages à l'habituel bistrot,les bals montés:eh! oui,la plage, et les stupidités habituelles des jeunes de notre âge,nous coulions des jours fastes,persuadés que le monde nous appartenait,que rien ne nous était censuré.
C'est dans cette période d'effervescence,que l'on me délivra le fameux petit sésame rose! J'avais fait fort.Quatre leçons de conduite, autant de code,l'examen!!!! Je n'étais pas peu fier! Quel héros j'étais!
Pendant ma prime jeunesse, les vacances se passaient en Italie. Bien évidemment je ne regrette en rien celles-ci qui furent des moments exceptionnels,mais à présent,je rêvais d'évasion et d'aventure........Plus tard, par intermittences, je m'y suis souvent rendu. J'avais besoin de retrouver les traditions et les odeurs de mon autre patrie.
Mais pour l'instant, l'heure était de savoir comment nous allions exploiter ces semaines de liberté.
Féru d'archéologie,Gilbert était aussi un grand rêveur. Je ne me souviens pas comment nous avions fait connaissance! Peut-être à la fabrique! Mais pour sûr,me revient en mémoire les innombrables fouilles que nous fîmes à l'initiative de celui-ci.De recherches dans les châteaux environnants .....aux ossements des cimetières Huns,rien n'échappa à notre soif de découverte! Nos virées aux quatre coins de la région,ne nous suffisaient plus. Il nous fallait de nouveaux centres d'intérêts.....
Nous avions décidé de nous rendre en Allemagne. Non par pur hasard,mais dans le but de fêter le jumelage de notre cité. Nous ne prendrions que le stricte nécessaire,espérant trouver sur place la solution au problématique couchage.
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Nous roulions en direction de F....et nous étions quatre! Quatre,et cela non plus,je n'en ai aucun souvenir. Tout ce que je me rappelle....même pas....oui,nous nous connaissions bien! Très tard, sous une pluie battante,nous débarquâmes au gîte ruralde F. Confiant dans notre projet de départ,pas un seul instant la pensée d'être refoulés ne nous effleura.....mais,faute de disponibilités,on nous signifia aimablement d'aller voir ce qui se passait ailleurs!!! Rien, ce soir là n'aurait entamé notre optimisme. Nous trouvions la situation assez amère mais cocasse,et décidâmes de remettre au lendemain la réflexion sur notre avenir immédiat.
La voiture n'étant pas le lieu idéal pour un repos réparateur, le réveil nous trouva un peu vaseux,mais toujours empreint de cette euphorie qui ne nous quittait pas. A l'unanimité, l'option pour une virée vers l'Italie se dessina, où le hasard interviendrait peut-être.....
L'Autriche se présenta sous un soleil ardent, et nous crûmes être revenus au pays. Propre et verdoyante,superbe et accueillante,en mémoire me revint notre voisine Helvète,peut-être exigue,mais si grande par sa beauté. Nous y passâmes deux jours,jouissant pleinement du dépaysement que nous offrait ce petit paradis.
La douane de Yougoslavie examina avec attention nos pièces d'identité.Les minutes passaient...Il n'y avait pas foule,et peut-être faisait-elle du zèle! Et Nous entrâmes dans ce pays qui n'était pas donné comme un modèle égalitaire de premier ordre.Nous approchions de Ljubljana,en Slovénie. Est-ce toutes les villes du pays étaient dans cet état? Etait-ce tout ce que proposait le parti communiste en place? Pourtant nous avions traversé de charmants bourgs,qui faute de montrer une animation excessive,avaient le mérite d'attirer le regard. L'urbanisation laissait à désirer.Seul,le centre-ville devait avoir grâce aux yeux des autorités.L'absence de bitume,d'accotements et d'entretien nous laissa perplexes.Evidemment,cet aspect des chose ne nous tracassa pas outre mesure. Nous avions un souci,trouver un gîte pour la nuit!
Les filles émirent l'idée du camping.Et c'est là voyez-vous,qu'entre en jeu la magnifique tente bleue,cinq places,qui allait être d'un secours inespéré.
A quelques encablures avant Portoroz,se présenta un magnifique panneau publicitaire vantant les joies du plein-air.C'est comme cà que nous le comprîmes! Seul la caravane et quelques pictogrammes nous indiquèrent que nous avions trouvé notre aire de repos.
Les formalités d'entrée effectuées,nous nous mîmes en quête d'un emplacement.
Situé en bord de mer,il était splendide.Surplombant une petite déclivité qui menait au littoral,une grande plate-forme accueillait les caravaniers. Six petites gloriettes étaient proposées aux tâches ménagères.Plus haut, d'autres servaient de commodités,le tout ombragé et cerné de verdure. Des aires de jeu disséminées cà et là,et un supermarché terminait la visite.A une trentaine de mètres de la grève,de magnifiques rochers baignaient leurs bases dans une eau bleue et limpide.
Il devait-être aux alentours de seize heures. Nous avions trouvé notre château en Espagne,et monté notre toit. Nullement intrigués de ne voir quiconque,il était juste de penser qu'il était tôt,et que la chaleur accablante avait draîné les estivants vers l'eau! Ce qui était le cas! Jusqu'au moment où se présenta un Néerlandais,d'une nudité intégrale...
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Nous étions comme des poissons dans l'eau.Nous profitions avec excès de la plage et du soleil. Seuls Français dans ce monde de Bataves,Allemands et Belges, notre inhibition s'était envolée avec une surprenante aisance. Le naturel qui prévalait était une découverte! Que de préjugés avons-nous dû reconsidérer!Il est étonnant de voir avec quelle facilité le geste peut remplacer le verbe, notre intégration fût une formalité dans une ambiance amicale et chaleureuse.
Dix jours après,nous étions encore là...
Toute bonne chose ayant une fin,vint le moment où nous ne pouvions plus reculer notre départ.De la dernière semaine qu'il restait,il fallait rentrer en France via la maison d'Italie qui nous servirait de halte intermédiaire.
Dans un précédent billet,je vous avais parlé de ce village où je passais chaque année la plus-part de mes vacances : C'est là que nous arrivâmes le mardi soir. Les jours suivants furent consacrés à la visite de l'environnement immédiat que je connaissais parfaitement. C'est avec bohneur que je retrouvai les randonnées sur les hauteurs et la beauté des rives du lac de Garde.
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Samedi 17h. Quelque part en France ....Il pleut...ce matin nous avons trouvé une légére brume à la sortie du tunnel du Mont Blanc. Nous sommes au bistrot.
N'avons-nous rien à dire...?

Commentaires
le 25/04/2007 à 10:17:25
Dans PORTOROZ il y a PORTO donc alcool et je suis sure que vous avez bien bu là-bas! C'est obligé, une bande de potes qui part sans rien, ça picole.
Et vous avez dû découvrir des paysages merveilleux. Merci pour ce dépaysement.
Fa
le 20/04/2007 à 18:56:19
Biz Kiki The Nude